Les savoirs-faire

Les techniques horlogères intemporelles


Notre vision s’articule autour de la création de pièces intemporelles qui préservent les techniques classiques de l’horlogerie utilisées il y a plus de deux siècles. Cela s’accompagne d’une volonté d’embrasser des designs modernes tout en mettant en avant un savoir-faire expert.

Nous aspirons à ce que votre garde-temps devienne un élégant rappel d’une tradition ancienne, incarnant une durabilité aussi immuable que le temps lui-même.

Chaque création que nous concevons est imprégnée de cette vision, offrant une alliance harmonieuse entre le passé et le présent.

Ainsi, votre montre devient bien plus qu’un simple instrument de mesure du temps; elle devient une pièce d’horlogerie intemporelle, témoin d’une histoire riche et éternelle.

Guillochage

LE GUILLOCHAGE

L’Art de la finition

Le guillochage est une technique décorative traditionnelle qui consiste à graver des motifs complexes et répétitifs sur une surface, généralement en métal. Ce processus méticuleux nécessite un haut niveau d’artisanat et de précision, souvent réalisé à l’aide d’un tour à guillocher ou d’une machine à lignes droites. Les motifs résultants, qui peuvent inclure des vagues, des spirales et d’autres designs géométriques, créent un jeu unique de lumière et de texture, rehaussant l’esthétique de l’objet.

Le Guillochage sur la SYNC1863
Le cadran de la CG SYNC-1863 est sublimé par un guillochage artisanal, réalisé sur des machines semi-automatiques des années 60. Ce guillochage traditionnel en style «Ancienne Tapisserie Guillochée» crée des motifs complexes et répétitifs, inspirés des tissus et tapisseries anciennes, ajoutant profondeur et texture au cadran. Cette méthode traditionnelle exige une grande précision et un savoir-faire artisanal, conférant au cadran une profondeur et une texture uniques. Le guillochage sur la SYNC-1863 incarne l’alliance parfaite entre héritage et innovation, rendant hommage à l’art horloger traditionnel tout en intégrant des techniques modernes pour offrir une élégance incomparable.

Préparation du cadran avant émaillage
Pose de l'émail au pinceau
Cuisson de l'émail au four
Vue du champlevé avant l'émaillage
Pose des paillons

L’ÉMAILLAGE

L’apogée de l’artisanat horloger!

L’art délicat de l’émaillage, souvent pratiqué par des manufactures prestigieuses, représente l’apogée des métiers d’artisanat horloger. Ce processus exigeant implique la fusion minutieuse de poudre de verre à des températures extrêmement élevées, un véritable défi pour les artisans. Chez Charles Girardier, cette technique complexe est utilisée pour orner nos cadrans, créant des pièces aux designs éclatants et inaltérables.

Chaque étape du processus, de la préparation minutieuse de la poudre de verre coloré à l’application délicate sur une surface métallique préparée, demande une expertise et un savoir-faire exceptionnels. La cuisson répétée à des températures élevées aboutit à une surface ultra résistante fusionnée avec la base métallique.

Les artisans émailleurs, véritables artistes, sont également des alchimistes et des visionnaires. Ils anticipent les interactions complexes entre pigments, veillent à la stabilité des couleurs et imaginent les nuances finales. Les différentes techniques ancestrales, telles que le cloisonné, le champlevé, le paillonné et la peinture miniature sur émail, sont mises en œuvre avec précision pour créer des pièces d’une beauté éclatante et intemporelle. L’émaillage devient ainsi un dialogue entre tradition et innovation, incarnant la quintessence de l’artisanat horloger haut de gamme.

Les techniques d’émaillage
Les fines nuances de l’art de l’émaillage se révèlent à travers cinq techniques distinctes, chacune employée avec précision par les rares artisans émailleurs, qui maîtrisent leur subtilité.

Dans la technique du cloisonné, un fil d’or délicat, souvent inférieur à 0,5 mm de diamètre, est habilement plié et courbé pour dessiner des formes sur une plaque préalablement revêtue d’une fine couche d’émail. Après une première cuisson, les formes ainsi délimitées sont remplies de divers émaux, nécessitant parfois plusieurs passages au four pour obtenir les nuances, transparences et profondeurs désirées.

La méthode du champlevé, semblable à la précédente, implique le dépôt d’émail dans des alvéoles, mais la plaque est préalablement creusée. Ce processus, parfois mécanique pour des motifs simples, devient un travail manuel complexe pour les pièces uniques. L’émailleur comble les espaces préalablement gravés à la main, ajoutant une palette de nuances et de couleurs.

La technique du paillonné, quant à elle, met en scène de minuscules feuilles d’or ou d’argent découpées en motifs détaillés, les paillons, intégrés dans des couches d’émail transparent.

La peinture miniature sur émail, la plus rare, se distingue par son approche unique. Dès le début, l’émail est travaillé différemment, mêlé à de l’huile au lieu d’eau. Appliqué délicatement avec un pinceau fin sur une première couche d’émail, cette méthode permet la reproduction en miniature de chefs-d’œuvre picturaux, de portraits expressifs, de paysages vivants ou de scènes complexes.

La technique de l’émaillage camaïeu est une méthode artistique raffinée qui implique l’utilisation de nuances subtiles d’une seule couleur d’émail pour créer un effet monochrome en dégradé. Cette approche délicate met l’accent sur la richesse des teintes d’une seule couleur, variant du plus clair au plus foncé, pour produire une palette subtile et nuancée.

Dans cette technique, l’artisan émailleur travaille avec une palette limitée de couleurs de la même famille, créant une harmonie visuelle à travers une gradation douce. Chaque nuance est appliquée avec précision sur la surface métallique préparée, puis cuite à des températures élevées pour fusionner avec la base. Ce processus est répété plusieurs fois, permettant à l’artiste de jouer avec les variations de teintes et de créer des effets visuels captivants.

L’émaillage camaïeu demande une expertise minutieuse pour atteindre un équilibre parfait entre les nuances et pour assurer une transition fluide d’une tonalité à une autre. Le résultat final est une œuvre d’art émaillée d’une élégance intemporelle, où la maîtrise de la couleur et la subtilité de la gradation se marient pour créer une pièce unique et raffinée.

Anglage

L’anglage

Finition manuel

L’anglage est l’une des finitions les plus exigeantes de la haute horlogerie. Réalisé entièrement à la main, il consiste à chanfreiner puis à polir les arêtes des composants du mouvement afin de créer un biseau parfaitement régulier et lumineux.

Chez Charles Girardier, chaque angle est travaillé avec une attention extrême, révélant la géométrie des ponts et la profondeur des volumes. Cet exercice de maîtrise, invisible au profane mais essentiel à l’œil averti, témoigne du temps consacré à chaque mouvement et de notre attachement à une horlogerie de vérité, où la finition est une signature.

Moulurage

Le moulurage

Finition manuel

Le moulurage des trous de vis est une finition horlogère d’une grande précision. Il consiste à façonner et polir délicatement le pourtour de chaque logement afin de créer une courbe régulière et parfaitement nette autour de la tête de vis.

Réalisée à la main, cette opération assure un appui irréprochable de la vis tout en apportant une élégance discrète au mouvement. Chez Charles Girardier, le moulurage participe à l’harmonie visuelle des ponts et témoigne d’un soin porté jusque dans les détails les plus infimes, là où s’exprime pleinement l’exigence de la haute horlogerie.

Satinage Circulaire

Le satinage circulaire (platine)

Finition manuel

Le satinage circulaire de la platine est une finition traditionnelle qui consiste à appliquer un décor régulier de fines stries concentriques sur la surface de base du mouvement. Réalisé avec une parfaite maîtrise du geste, il exige constance, précision et sens du rythme.

Chez Charles Girardier, ce décor structure visuellement le mouvement, capte la lumière avec subtilité et met en valeur les finitions manuelles qui l’accompagnent. Support discret mais fondamental, la platine satinée devient le socle sur lequel s’exprime toute la rigueur et l’équilibre de la construction horlogère.

Cabronage

Le cabronage

Finition manuel

Le cabronage est une finition manuelle de surface, comparable à l’anglage dans son exigence de geste, mais appliquée sur des surfaces planes à l’aide d’abrasifs extrêmement fins. Cette opération permet de régulariser la matière, d’unifier le grain et d’obtenir une surface mate parfaitement maîtrisée.

Chez Charles Girardier, le cabronage est utilisé pour terminer certaines pièces du mouvement, lorsque la lisibilité des formes et la cohérence visuelle priment. Discret et exigeant, il témoigne d’un travail de finition où la main guide la matière, jusque dans ses détails les plus silencieux.